oct 19


A coup sûr Michel Platini est plein de talent et ne manque pas de qualités.
Le talent est un don qui fait bien des jaloux. Il n’y a pas à discuter devant cette inégalité.
Les qualités font appel au jugement de ses contemporains. Lequel est d’autant plus sévère lorsqu’il est formulé par ceux qui tiennent leur fonction par l’effort plus que par la grâce.
Mais revenons à Michel Platini, candidat à la présidence d’une organisation où la magouille est reine.


En période électorale il est habituel de se pencher sur le passé des postulants. Surtout celui des « Chevaliers blancs ».

Il est tout aussi courant que ceux qui tirent les ficelles laissent quelques mines, ici ou là. Car après tout il s’agit bien d’une élection avec son cortège de pièges, promesses et mensonges. Et, à la FIFA on apprécie – à tout point de vue – l’habileté. Le manque d’habileté, confinant à la naïveté est rédhibitoire.

Aller jusqu’à affirmer qu’on n’est pas intéressé par l’argent alors qu’on vient de toucher 2 millions d’euros est un argument contre-productif.

Hélas !
La reputation du champion est inaltérable. Celle du « patron » du foot reste limitée à la volonté de celui qui en a fait sa « chose » puis son prisonnier, en l’entraînant dans ses combines.

Vraiment dommage !
Notre « Platoche » avait le talent mais probablement pas les qualités « politiques » pour postuler.
Probablement un meilleur président que candidat.
La rumeur distillée puis relayée a déjà installé le doute chez nos voisins.
Et la contre-attaque de notre champion semble peu convaincante, malgré les multiples témoignages affectueux qui l’accompagnent.
Bad luck!

Pino déçu

Envoyé de mon iPhone

avr 10


La rumeur fonctionne comme un virus.

Ses effets sont d’autant plus graves, que le sujet est fragilisé.

Combien d’entre nous, en pleine forme, sont passés au travers de la grippe pour l’avoir méprisée.

Comme la grippe, la rumeur a ses sujets de préférence. Les puissants, les « people » et ceux qui se poussent du col, constituent des cibles de choix. Souvent surprotégés, ils n’en sont que plus déstabilisés, et résistent aux potions classiques qui conviendraient au commun. Il leur faudra aussi survivre aux couteux conseils des courtisans et parasites qui font flores dans le marigot. Il est vrai que ces faux-amis y trouvent aussi leur compte. Leur pouvoir repose sur l’ambiguïté de la situation. Chacun y va de son traitement et ajoute à la confusion.

Si le virus a ses sujets de prédilection, il a aussi ses objets favoris, ceux sur lesquels la rumeur s’épanouit. Argent, sexe et santé sont ainsi les thèmes préférés permettant à des informations rarement bienveillantes de naître et de proliférer dans un corps social toujours prêt à percer le mystère de l’interdit.

Car si une information, plutôt une rumeur, n’est connue que de quelques initiés, si elle n’est pas officielle donc,  c’est probablement qu’il y a quelque chose à cacher…

En ces années de haute transparence proclamée, ce n’est pas admissible. Il faut, en toute bonne conscience, que le silence soit rompu.

Information, la rumeur est aussi media : c’est même le media principal de la réputation.

Evidemment, pour celui qui est confronté à la rumeur la voie est étroite entre le silence et la réplique car  chacun sait que « qui ne dit mot consent ».

Mais tout bon médecin sait qu’avant le traitement, il faut établir un diagnostic. Et qu’une hypothétique et banale infidélité conjugale se soigne avec un peu de finesse. Qu’il faut éviter les charlatans, et surtout les commères et le dernier qui a parlé. Que les hommes de loi, comme les chirurgiens, auront plutôt tendance à trancher. Que le malade est souvent le plus mal placé pour parler de son état. Bref, qu’avant de sortir l’arsenal de l’action ou de la répression, il faut se poser. Mais aussi que dans la plupart des cas, faute de combustible, le feu s’éteint. Bien sûr, tout cela ne fait que relever du bon sens et non du traitement énergique d’une affection saisonnière. Le bon sens rappelle aussi que les virus comme les rumeurs sont vieux comme le monde ; et tout aussi nécessaires à la vie.

En fait, on a trop tendance à voir le mauvais côté des choses, à considérer que ces épreuves sur notre santé ou notre intégrité, risquent de nous emporter. Au contraire, bien gérées, ces agressions nous renforcent, nous vaccinent d’une certaine façon.

Elles nous rapprochent même du public, nous rendent plus sympathiques, dans une complicité (« bienvenue au club ») qui devrait se retrouver dans le regard des autres.

JPP

jan 30

L’histoire exemplaire d’une bataille gagnée par un notable réputé en jouant sur l’audace et sur l’émotion

hist-couv-blog-2Extrait du livre Histoires de Réputation, réflexions sur le mensonge des hommes publics

Jean-Pierre Piotet – Copyright Ed. Eska

«  La calomnie est comme la guêpe qui vous importune, et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement, à moins qu’on ne soit sûr de la tuer. Sans quoi, elle revient à la charge, plus furieuse que jamais ».

Cette phrase de Nicolas Chamfort va illustrer pour nous, au moment d’évoquer le cas spectaculaire de Dominique Baudis, l’avantage que donne la réputation face à la calomnie nourrie de la rumeur.

Accéder à la réputation, on l’a vu à maintes reprises dans cet ouvrage, n’est pas si facile. Pas si facile d’accéder à la reconnaissance de ses amis, de ses voisins, de ses collègues, ou de ses concitoyens. A cette gloire limitée dans le temps et l’espace, qui est souvent le moteur de l’action. A ce regard social, ce jugement des autres qu’on aimerait voir s’inscrire dans l’Histoire – ne serait-elle que l’histoire de sa propre famille.


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fév 28

Les Echos – 28 février 2005

bruit

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Publié dans CB News en décembre 2003

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juin 30

(Nouvel Observateur)

Sondage

Selon un sondage Ifop pour l’Observatoire de la réputation, 58,5% des Français n’étaient pas au courant de l’affaire avant que le président du CSA n’en parle. Seuls 3% des personnes interrogées pensent que ces rumeurs sont vraies.

L’Observatoire de la réputation publie lundi les résultats d’un sondage mené quatre jour après l’intervention de Dominique Baudis à la télévision, intervention dans laquelle ce dernier démentait son implication dans le dossier Alègre. Selon ce sondage, 66% des interviewés déclarent avoir entendu parler des rumeurs concernant Dominique Baudis, après son intervention.
Surtout, sachant que 11% de ces 66% ont déclaré les connaître avant le 18 mai (ce qui représente 7,5% de la population totale). « On peut donc dire que l’événement a fait connaître les rumeurs et allégations à 58,5% des Français en quelques jour », selon l’étude de l’Observatoire. Le démenti a ainsi multiplié par 9 la connaissance de ces rumeurs et allégations. Les auteurs notent à ce propos que « la démarche d’un démenti, face au grand public, prenant les devants face à la calomnie, est rarissime », ce qui expliquerait en partie le fort impact médiatique.

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juin 06

Publié dans Stratégies le 06/06/2003

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juin 05

(L’Express – 5 juin 2003)

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mai 31

Etude réalisée par Jean-Noël Kapferer et Jean-Pierre Piotet

Jean-Noël Kapferer, expert français sur les rumeurs, professeur à HEC et Jean-Pierre Piotet, Président de l’Observatoire de la Réputation, ont pris l’initiative de mener une recherche sur l’ « impact d’un démenti télévisé », à l’occasion de la prise de parole volontaire de Monsieur Dominique Baudis.

Les principaux résultats qui se dégagent de cette étude sont :

  • 2/3 des français de plus de 18 ans connaissent désormais les rumeurs affectant Dominique Baudis,
  • l’intervention télévisée a multiplié par 9 le nombre de personnes connaissant les rumeurs et les allégations,
  • un interviewé sur deux, connaissant la rumeur, n’y croit pas du tout, mais, les jeunes y croient deux fois plus que leurs aînés,
  • avant les rumeurs, seuls 4% des interviewés avaient une mauvaise opinion de Dominique Baudis.

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mai 29

Publié dans Toutsurlacom.com le 29/05/2003

66% des français déclarent avoir entendu parler des rumeurs concernant Dominique Baudis.

Sachant que 11% de ces 66% (soit 7,5% de l’ensemble de la population française) déclaraient en avoir connaissance avant son intervention sur TF1 le 18 mai, on estime que cette prise de parole a fait connaître ces rumeurs et allégations à 58,5% des français.

C’est ce qui ressort du sondage mené par l’Ifop les 22 et 23 mai pour le compte de l’Observation de la réputation.

Cet impact de 66% est une moyenne nationale qui connaît des différences significatives selon les publics. Ainsi, 73% des hommes déclarent connaître cette rumeur contre 61% des femmes. Les moins de 35 ans ne sont que 40% à en avoir connaissance contre 78% des plus de 35 ans.

Enfin quel crédit y accordent-ils ? Sur les 66% de français qui déclarent en avoir entendu parler, 48% estiment que c’est faux et 3% sont sûrs que c’est vrai (49% de peut-être ou sans opinion).