fév 13

La visite d’Etat de François Hollande chez nos cousins américains relève davantage d’un coup tactique de relations publiques, au mieux d’un voyage diplomatique, que d’une opération de promotion de la marque France.

Le président normal était davantage un objet de curiosité qu’un Président respectable. Bien sûr, l’élégance naturelle de ses hôtes, et leur intérêt pour celui qui fait une partie du job à leur place, à moindre coût, a suscité quelque indulgence.

Cette visite officielle ne laissera que peu de traces de part et d’autre de l’Atlantique. Espérons au moins qu’elle a initié le chef de l’Etat aux vertus d’une démocratie libérale. Si la réputation se résume au regard des autres, relayé par les media, la lecture de la presse américaine est bien décevante. Faute de grande figure dans l’actualité qui aurait pu soutenir une réputation enviable, il faudra se contenter des clichés d’un pays musée où l’on mange  et boit bien, aux habitants grincheux et plus portés sur la bagatelle que sur l’effort.

Le retour au pays sera dur pour celui qui promettait tant : nos voisins britanniques et allemands revoient leur croissance à la hausse pour accrocher les 3%, alors qu’un petit 1% tracté par la reprise mondiale, devrait être confirmé chez nous ! Et ce n’est pas en lançant chaque semaine un nouveau débat de société que l’on améliorera notre situation et notre réputation.

Quand au regard de nos concitoyens sur leur Président, on le souhaiterait respectueux de la fonction, mais hélas les images sont plus prégnantes que les promesses et l’inconstance dans la vie privée ne rencontre la compréhension, voire la complicité, que si les résultats sont au rendez-vous. Heureux dans ses aventures, François Hollande l’est aussi paradoxalement dans sa vie publique, faute de concurrents sérieux!

Pino nostalgique

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