août 04

François Hollande n’est jamais si éloquent que lorsqu’il réveille le passé.

Et l’année 2014, avec le débarquement, les centenaires de Jaurès, l’anniversaire de la déclaration de la Première guerre mondiale, sans oublier les événements sportifs, artistiques, ou même les catastrophes, l’ont plutôt gâtés.

Le public apprécie, pour le moment.

Avec de belles paroles et des images soigneusement triées, la cote d’amour remonte. Il faut dire que le citoyen aime bien son côté IVème République, limite « congés payés » ; une victoire de la gauche qu’il se plait à rappeler. Alors que son Premier Ministre crie « au feu », attribuant tous nos déboires à l’Europe, le Président, sourd et myope sans doute, nous promet la lune pour la fin de l’année.

En panne du respect naturellement due à la fonction, il cherche la reconnaissance en commémorant « à tout va », car se pencher sur un passé glorieux ou compatir devant les drames du présent remplit l’agenda. Bien sûr, il faut une bonne plume et un bon acteur. Côté acteur, celui qui nous promettait le changement, n’est pas dénué de talent. La plume s’achète et se jette lorsqu’elle profite de la faiblesse du prince.

Les critiques glissent sur cet éternel optimiste, dont les sobriquets retrouvent un écho dans le réel. Fatigués (35 !!!!),  mais avec des vacances raccourcies, les Français seraient-ils résignés ? Dans cette quasi torpeur politique, alors que la situation internationale a rarement été aussi tendue, l’action présidentielle illustre le manque de discernement, la petitesse de vue et la médiocrité des ambitions.

Inconsistant sur la grande scène, François Hollande laisse désormais à son Premier Ministre le soin de dénoncer les boucs émissaires expliquant son échec. Et, d’abord Bruxelles ! Il devient même capricieux, voulant y imposer Pierre Moscovici  comme Commissaire aux Affaires économiques. Un vrai gag aux yeux de nos voisins plus exigeants sur les compétences démontrées, et la rigueur minimum.

Bref, le Président, occupe le terrain, lance des polémiques mineures, entretient les petites querelles, enfume ses faux amis, et endort les autres.
Bonnes vacances.

Pino désabusé

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